Les masques N95 sont devenus un moyen de blanchiment d’argent, la Belgique lutte fortement pour récupérer de l’argent sale certains experts en criminalité financière commencent à commettre des crimes financiers.

Le fraudeur des masques N95 est démasqué

Les criminels ont vu des opportunités d’exploiter la panique et la montée en flèche de la demande de produits de protections contre le Covid-19, résultant en une augmentation conséquente du nombre de cas de fraude.

Utilisant une méthode de fraude maintenant très courante, un homme de 35 ans à Singapour a prétendu être un fournisseur de masques N95 et de blouses de protection et a fixé le prix de ces articles à près d’un million de dollars américains. Cet homme a ensuite contacté un distributeur basé à l’étranger pour l’achat de ces articles. Le distributeur en question a payé pour ces marchandises qui ne sont malheureusement jamais arrivées. L’homme a maintenant été identifié et arrête et risque une peine maximale de 10 ans de prison pour fraude et blanchiment d’argent. La police de Singapour a commenté sur la fraude comise par cet homme : « Grâce à une intervention rapide et à une étroite collaboration avec les trois banques locales, à savoir DBS, OCBC et UOB, le centre anti-escroc de la police a réussi à récupérer plus de 370 000 $S du montant escroqué ». Des efforts sont en cours pour récupérer le reste de l’argent volé, mais songez au nombre de corps qui ont dû collaborer pour attraper le crime d’un homme mal exécuté.

Bien que les autorités ont pu identifier le fraudeur relativement rapidement, il est nécessaire de maintenant tourner notre attention vers la facilité avec laquelle la fraude et le blanchiment d’argent basé sur le commerce peuvent se produire. Les organisations criminelles peuvent facilement utiliser cette crise pour dissimuler leur propre activité de blanchiment d’argent.

Le GAFI définie le blanchiment d’argent basé sur le commerce comme l’activité de « déguiser les produits du crime et déplacer de la valeur en utilisant des transactions commerciales pour tenter de légitimer leurs origines illicites ». Il s’agit en fait d’une activité relativement simple pour les organisations criminelles disposant de l’infrastructure nécessaire pour mieux profiter de la crise qu’un individu opportuniste.

Des efforts sont en cours pour récupérer le reste de l’argent volé, mais songez au nombre d’agent qui ont dû travailler ensemble pour identifier ce crime mal exécuté. Charles Delingpole, fondateur et PDG chez ComplyAdvantage, éditeur de solutions spécialisé dans le filtrage et la surveillance des entités et des transactions à haut risque, suggère qu’il est essentiel que les institutions financières s’assurent que les règles de surveillance des transactions qu’elles ont mises en place sont suffisamment solides pour identifier ce type de comportement, même lorsqu’il n’y a pas de victimes évidentes.

Où est parti tout cet argent sale ?

Les autorités financières belges s’efforcent d’identifier de l’argent sale qui circule dans le pays, selon une première copie d’un rapport annuel de la cellule de traitement des informations financières (CIF) qui a été vue par De Tijd.

La cocaïne représente une grande partie de l’argent illicite qui circule dans le pays. Le marché belge de la cocaïne est estimé à 30 milliards d’euros par an selon le CIF, mais l’unité de blanchiment d’argent n’a pu envoyer que 11,5 millions d’euros de cette somme aux tribunaux. 1,54 milliard d’euros de transactions suspectes ont également été signalées par le CIF au cours de l’année écoulée, ce qui est similaire aux années précédentes, soit 1065 cas. Tout cela montre que les efforts de lutte contre le blanchiment d’argent ne captent actuellement qu’une petite partie du véritable marché de l’argent sale. Et même lorsque les affaires sont portées devant les tribunaux, elles sont rarement couronnées de succès. Entre 2010 et 2019, seules 633 affaires ont abouti à un verdict, et 308 millions d’euros ont été encaissés sous forme d’amendes et de confiscations. Mais lorsque ces affaires portent sur des sommes totalisant 13 milliards d’euros, on comprend aisément pourquoi des entreprises peu scrupuleuses prennent le risque de ne pas respecter leurs obligations de conformité.

Cependant, cela ne concerne que les affaires qui ont fait l’objet d’un verdict. Il est courant que les entreprises et les autorités de régulation règlent à l’amiable afin de réduire les coûts et de mettre un terme aux scandales pour les entreprises et les autorités de régulation afin de récupérer l’argent plus rapidement. Le tableau n’est donc pas tout à fait complet.

D’après Charles Delingpole, ancien agent en conformité et PDG de ComplyAdvantage, « il est indéniable que les institutions financières doivent se montrer plus sévères avec leurs solutions de conformité à la loi anti-blanchiment et utiliser des outils capables d’identifier efficacement les comportements de blanchiment d’argent afin que plus d’une fraction de l’argent sale soit saisie et portée devant les tribunaux ».

Un expert en lutte contre la criminalité financière blanchit de l’argent

Un ancien professeur de Miami et expert reconnu des cartels de la drogue et de la corruption a plaidé coupable pour blanchiment d’argent, a annoncé lundi le bureau du procureur du district sud de New York.

Les procureurs affirment que le professeur Bruce Bagley, 73 ans, qui a enseigné les études internationales à l’université de Miami, a contribué au blanchiment de plus de 2 millions de dollars initialement destinés au peuple vénézuélien au nom de ressortissants étrangers corrompus – et s’en est un peu pris à lui-même dans le processus. Les accusations sont notables, surtout depuis que Bruce Bagley s’est fait un nom en tant qu’expert des cartels de la drogue et du crime organisé en Amérique latine. En plus d’être co-auteur d’un livre sur le sujet, son expertise a été reconnue ; il a été témoin expert dans des procès et devant le Congrès, et ses idées ont été publiées dans de nombreuses revues et articles de presse.

Après avoir ouvert un compte bancaire au nom d’une société qu’il a créée, Bruce Bagley aurait commencé à recevoir des dépôts d’environ 200 000 dollars sur des comptes bancaires suisses et émiratis appartenant à un ressortissant colombien. Cela s’est produit une fois par mois pendant environ un an, de novembre 2017 à octobre 2018. En utilisant un chèque de banque, Bruce Bagley envoyait ensuite environ 90 % de chaque dépôt sur le compte d’un autre individu et déposait le reste sur son compte bancaire personnel.

Et alors que les transactions suspectes ont entraîné la fermeture du compte bancaire de Bruce Bagley en octobre 2018, il a pu ouvrir un second compte et, selon les procureurs, a continué les transferts. De faux contrats auraient également été établis pour dissimuler l’activité illicite.

Le professeur a été arrêté et mis en congé administratif en novembre dernier. Il est maintenant à la retraite et risque jusqu’à 20 ans de prison pour chaque chef d’accusation. Sa condamnation est prévue pour le 1er octobre 2020.

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