L’IA s’impose dans les services financiers et la vie quotidienne. Les régulateurs font face à une technologie à double tranchant : elle peut protéger contre la criminalité financière, mais aussi la faciliter à grande échelle.
L’IA réduit le coût des fraudes et escroqueries personnalisées, rendant les cibles de faible valeur attrayantes pour les criminels, même au-delà des frontières. Selon UK Finance, au Royaume-Uni, les pertes liées aux escroqueries à l’investissement ont bondi de 55 % au premier semestre 2025 (avec une perte moyenne de 15 000 £ par victime), tandis que les pertes dues à la fraude sentimentale ont augmenté de 35 % (totalisant environ 20,5 millions de £).
Les institutions financières reconnaissent que tant qu’elles s’appuient sur des systèmes de conformité obsolètes, les criminels remporteront la course à l’IA. Dans ce contexte, les attitudes mondiales envers la réglementation de l’IA méritent attention.
Au niveau mondial, les gouvernements appellent à une utilisation responsable, sécurisée et explicable de l’IA. Bien que la réglementation en soit à ses débuts, des priorités claires émergent : équilibrer l’atténuation des dangers potentiels sans étouffer l’innovation. En novembre 2025, seules quelques juridictions — dont l’Union européenne, la Chine et le Japon — ont adopté des lois pour réglementer formellement l’IA. De nombreux pays, comme l’Australie et le Canada, n’ont que des codes volontaires ou élaborent encore leurs règles. Aux États-Unis, un moratoire de dix ans sur la réglementation de l’IA a été retiré du projet de loi budgétaire fédéral, mais reste révélateur de l’impulsion dérégulementaire actuelle.
Pour évaluer le sentiment de l’industrie, notre enquête L’État de la Criminalité Financière 2026 a posé la question : « Quelle approche de la réglementation de l’IA percevez-vous personnellement comme la plus efficace ? » À l’échelle mondiale, 59 % des répondants favorisent une approche axée sur l’innovation, contre seulement 22 % qui préfèrent une approche de précaution ou réglementaire.
Cependant, une divergence apparaît par région. Malgré un environnement réglementaire moins centralisé ou prescriptif, les répondants nord-américains étaient les moins enclins à favoriser l’innovation, avec 56 % de soutien. Cela contraste avec 62 % en Europe et 60 % en Asie-Pacifique. L’Amérique du Nord affiche la plus forte préférence pour une approche équilibrée (21 %) ou réglementaire (24 %).
Cela suggère que les entreprises évoluant dans des environnements moins régulés se sentent peut-être plus exposées aux risques des nouveaux modèles d’IA. En l’absence de garde-fous gouvernementaux clairs, les entreprises nord-américaines semblent exprimer un besoin accru de clarté et d’orientation structurée sur l’explicabilité, la gouvernance et les garanties de l’IA.
Alors que la réglementation évolue et que les enjeux des systèmes défaillants augmentent, les programmes de conformité personnalisés — éclairés par une expertise réglementaire approfondie, utilisant des données propriétaires de haute qualité et privilégiant l’explicabilité de l’IA — donnent aux entreprises un avantage concurrentiel et réglementaire.
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L'état de la criminalité financière 2026
Publié initialement 10 février 2026, mis à jour 06 février 2026
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