Les start-ups de la fintech qui cherchent à améliorer leur programme de conformité à la lutte contre le blanchiment d’argent (LCB) ont le choix entre une multitude de solutions logicielles, chacune présentant ses propres atouts.
Cependant, les défis auxquels ces start-ups sont confrontées ne sont pas les mêmes que ceux qui pèsent sur les établissements financiers de plus grande taille. En effet, budgets limités, pression pour se développer rapidement et accepter de nouveaux clients, priorité absolue à accorder aux clients et nécessité de réagir plus vite que les établissements institutionnels sont autant de facteurs qui influencent le choix d’un logiciel LCB. La solution qui sera retenue doit être très précise, pour éviter toute conséquence négative en termes de réputation et en cas de non-conformité à la réglementation, tout en restant abordable et sans ralentir l’expérience des clients ou les innovations qui pourront être apportées au produit. Nombreuses sont les fintechs débutantes qui doivent choisir entre acquérir une solution bon marché mais aux fonctionnalités limitées, avec l’obligation de la remplacer plus tard, et investir dans une solution d’entreprise dès le début pour éviter de revoir leur choix à moyen terme.
Les start-ups doivent donc s’intéresser de près aux différentes solutions logicielles de LCB du marché pour choisir celle la mieux adaptée à leurs besoins.
L’importance d’un logiciel LCB de pointe pour les start-ups
Dans le paysage LCB d’aujourd’hui, les établissements financiers ne peuvent plus dépendre exclusivement de processus 100 % manuels souvent lents, gourmands en ressources et sources d’erreurs. À titre d’exemple, à l’heure où l’Union européenne demande aux établissements financiers d’être capables de proposer et de recevoir des paiements instantanés dans le cadre du programme de virement instantané (ICT) SEPA, ces mêmes établissements doivent désormais filtrer les transactions plus rapidement que jamais. De tels changements au sein de l’écosystème financier rendent incontournable l’utilisation d’un logiciel LCB de pointe.
Une conformité efficace impose aux établissements de collecter, traiter et analyser d’énormes volumes de données sur les clients, des tâches que des technologies spécialisées peuvent réaliser bien plus efficacement qu’une équipe humaine. Les nouvelles typologies de criminalité financière qui surgissent en permanence peuvent souvent être détectées plus vite à l’aide de l’apprentissage automatique (ML). Pour les start-ups, le plus important n’est pas seulement de pouvoir utiliser une solution LCB pour se conformer aux exigences réglementaires de base, mais aussi de pouvoir déployer des systèmes qui répondent de manière efficace à leurs besoins actuels et capables de s’adapter à l’activité de l’établissement.
9 repères pour les start-ups avant de choisir un logiciel LCB
1. S’assurer du support des exigences de conformité à la législation LCB
Même si la réglementation LCB globale partage plusieurs principes majeurs, la législation LCB nationale diffère clairement d’un pays à l’autre, notamment au niveau des :
- Listes de sanctions : Les pays et les organismes intergouvernementaux maintiennent leurs propres listes de sanctions qui font l’objet de mises à jour fréquentes.
- Personnes politiquement exposées (PPE) et de leurs parents et proches collaborateurs (RCA): Les définitions des PPE et de leurs RCA ainsi que les obligations des établissements en la matière ne sont pas toutes identiques. Ainsi, au Royaume-Uni, les PPE nationales sont, sous réserve d’informations contraires, censées présenter moins de risques que les PPE étrangères, tout en sachant que les États-Unis ne considèrent pas leurs fonctionnaires nationaux comme des PPE.
Dans la mesure où la criminalité financière exploitera les incohérences entre les différentes juridictions, les start-ups doivent s’assurer que la solution LCB qu’elles retiendront leur permettra de satisfaire aux obligations réglementaires locales.
2. Définir ses propres besoins métier
L’un des principes fondamentaux de la conformité LCB est qu’il n’existe aucune solution universelle capable de répondre aux besoins de tous les établissements financiers et de leurs clients. C’est sur ce postulat que s’appuie la recommandation du Groupe d’action financière (GAFI) d’adopter une approche fondée sur le risque en matière de LCB. Les start-ups doivent intégrer leur modèle économique à leur réflexion, tout en identifiant les produits et services les plus exposés aux risques ainsi que les juridictions où elles exercent et les profils de clients qu’elles desservent. Ces paramètres doivent conditionner leur politique de filtrage et de surveillance des clients et des transactions, ainsi que les données à collecter et les outils nécessaires pour ce faire.
Ces mêmes start-ups doivent parfaitement maîtriser leurs objectifs en matière de conformité qui doivent s’aligner sur des objectifs métier et économiques plus larges tels que maintenir un niveau de croissance spécifique, intégrer un certain volume de clients, réduire le temps d’entrée en relation d’affaires ou encore diminuer le volume de faux positifs. Au moment de choisir une solution logicielle, les établissements doivent s’assurer de pouvoir expliquer, tant aux régulateurs qu’aux auditeurs, notamment comment la solution retenue les a précisément aidés à répondre aux objectifs susmentionnés et à prendre certaines décisions.
“Je pense que les fintechs qui réussissent le mieux sont celles qui envisagent la conformité comme une stratégie intégrée à leur activité plutôt que comme un élément qui vient s’ajouter. Il est possible de se conformer à la réglementation par des moyens qui ne sont ni trop contraignants ni une source de tension trop importante pour les clients. Pour y parvenir, cela doit se faire lors de la phase initiale du développement du produit et de la stratégie de l’entreprise. .”
Les principales métriques de la réussite sont :
- La protection de la réputation de l’établissement : Une sécurité alliée à une conformité rigoureuse est un avantage concurrentiel pour les établissements financiers, et tout particulièrement pour les start-ups qui doivent impérativement développer la confiance dans leur marque. Un logiciel LCB efficace permet aux établissements de se tenir informés des typologies et des risques les plus récents.
- L’expérience client : Un logiciel LCB déployé conformément à la stratégie de risque d’un établissement ne doit pas, sans raison, entraver l’entrée en relation d’affaires avec de nouveaux clients ou empêcher ces derniers d’utiliser un service spécifique. Les établissements doivent trouver un juste milieu en maintenant une certaine pression visant à dissuader les utilisateurs illégitimes, sans pour autant compliquer l’expérience de la majorité des clients légitimes.
- Des processus internes efficaces : Des flux de travail intuitifs doivent permettre aux responsables Conformité de déléguer des ressources, de donner la priorité aux risques les plus élevés et de résoudre les alertes plus rapidement.
- Une amélioration et une optimisation continues : La réussite est conditionnée par l’évolution de l’établissement bancaire et de son environnement financier. Les responsables de la conformité doivent travailler avec leurs fournisseurs afin de comprendre ce qui compte pour les autres établissements financiers et s’il existe des moyens plus efficaces d’atteindre les objectifs définis en matière de conformité financière.
3. Maîtriser les fonctionnalités de conformité du logiciel
S’assurer qu’un logiciel LCB répondra bien aux contraintes de conformité spécifiques d’une start-up doit figurer parmi les critères de choix d’une solution. Le logiciel doit proposer de puissantes fonctionnalités adaptées aux exigences réglementaires et opérationnelles. Ces établissements doivent notamment rechercher des solutions qui offrent les fonctionnalités majeures suivantes :
- Le filtrage des clients : Il doit s’effectuer par rapport à des listes de sanctions, de surveillance, de PPE et de RCA, de médias défavorables ainsi que des données liées à l’application de la loi.
- La surveillance continue des clients : L’objectif est de capturer toute modification de leur statut en lien avec les catégories énoncées ci-dessus.
- Le filtrage des transactions : Il doit faciliter l’identification des paiements présentent un quelconque facteur de risque, notamment un paiement à destination d’un individu sous sanction, et permettre aux établissements de signaler ces transactions.
- La surveillance des transactions : Elle permet d’identifier les caractéristiques des paiements d’un client et de détecter tout élément s’écartant de ces dernières.
Des considérations plus techniques entrent en jeu au moment d’évaluer les fonctionnalités d’un logiciel par rapport à ces critères, et notamment :
- La couverture des données : Une solution idéale s’appuie sur des données consolidées provenant de différentes sources, dont l’ensemble des listes de sanctions globales appropriées.
- La rapidité des mises à jour : Pour qu’une information majeure n’échappe pas à un établissement, le logiciel LCB qu’il utilise doit pouvoir être actualisé rapidement afin de refléter toute évolution du niveau de risque d’un client.
- Les algorithmes de rapprochement : Pour éviter les faux positifs, les algorithmes de recherche doivent être capables d’identifier les individus et les entités avec précision, notamment en tenant compte des conventions de dénomination globales, des différentes orthographes et des noms d’emprunt.
4. Évaluer les fonctionnalités d’intégration
Les start-ups doivent privilégier une solution qu’elles peuvent intégrer à leur pile technologique existante avec un impact réduit au minimum. La manière dont les solutions logicielles sont déployées peut varier, chacune avec ses avantages et ses inconvénients. C’est ainsi qu’une solution déployée sur site peut garantir un meilleur contrôle et impliquer une plus grande responsabilité vis-à-vis de l’infrastructure qui l’héberge. Toutefois, cette formule génère une plus grande responsabilité réglementaire, une période de déploiement plus longue, des coûts supérieurs et la nécessité d’un support technique interne.
S’il recourt à une solution dans le Cloud, un établissement a moins de responsabilités techniques, notamment en termes de maintenance et de sécurité. La puissance des solutions Cloud peut également être revue à la hausse ou à la baisse plus facilement, le tout avec un déploiement généralement plus rapide. Dans l’idéal, une solution Cloud permettra aussi de bénéficier d’un support externe permanent.
En règle générale, les solutions les plus performantes s’appuient sur des interfaces de programmation d’application (API) qui permettent à deux systèmes de communiquer entre eux. Ainsi, les établissements peuvent obtenir facilement une vue holistique des clients depuis différentes plateformes. Enfin, avant d’opter pour une solution logicielle LCB plutôt qu’une autre, une start-up doit tenir compte de la disponibilité et de l’utilité de guides, FAQ et autres documents de support.
5. Tester la convivialité de la solution
L’efficacité d’une solution logicielle repose sur sa facilité d’utilisation par les clients qui l’ont adoptée. Voici quelques critères auxquels doivent s’intéresser les start-ups :
- Des profils clients consolidés consultables depuis un seul écran, plutôt que des informations cloisonnées qui peuvent réduire les performances et empêcher l’identification des vrais positifs.
- Une consultation aisée des données, des décisions prises et de la documentation en cas d’audit afin que les décisions puissent être clairement expliquées.
- Une évaluation automatisée des risques liés aux événements et aux clients et qui permet aux équipes de hiérarchiser les cas les plus à risque et de rationaliser leur flux de travail.
6. S’informer sur la sécurité des données fournie par la solution
Dans le cadre de notre toute dernière enquête mondiale réalisée auprès de 600 responsables de la conformité, une majorité (63 %) ont estimé que les équipes chargées de la sécurité de l’information (InfoSec) étaient celles qu’ils ont le plus souvent besoin de consulter lorsqu’ils envisagent de mettre à niveau leurs solutions de conformité.
Dans la mesure où des programmes de conformité LCB impliquent inévitablement de collecter des données sensibles sur les clients, une solution de conformité doit se conformer à la réglementation sur la confidentialité des données et être en mesure de résister aux cybermenaces. En outre, des mesures doivent permettre d’éviter ou de minimiser les temps d’arrêt en cas de circonstances imprévues, notamment en définissant des stratégies spécifiques de reprise après un sinistre et de continuité de l’activité. Ces mesures doivent provenir d’un cadre d’évaluation et d’atténuation des risques bien défini.
7. Se renseigner sur la réputation du fournisseur
Plusieurs moyens permettent d’évaluer la réputation d’un fournisseur de solutions logicielles. Il est notamment possible de vérifier des listes de clients et les études de cas disponibles afin de s’informer sur l’expérience du fournisseur avec des clients opérant sur le même marché ainsi que sur sa capacité à comprendre les besoins de ces derniers. Un fournisseur peut aussi être évalué par des tiers et validé par des plateformes spécifiques à un marché telles que G2 ou également être certifié par des organismes de normalisation comme ISO.
8. Étudier le rapport coût/efficacité
Certaines solutions logicielles LCB répondent aux attentes d’établissements institutionnels en matière de budget et de fonctionnalités tandis que d’autres sont conçues pour une clientèle de moindre envergure et plus souple. Certaines solutions permettent d’exécuter des opérations sur l’ensemble du spectre de la conformité LCB alors que d’autres sont avant tout des solutions de filtrage ou de surveillance spécialisées. Dans notre enquête sur l’état de la conformité en 2025, plutôt que de s’en remettre à plusieurs fournisseurs regtech, 90 % des personnes interrogées déclarent envisager de s’adresser à un seul et même fournisseur si ce dernier est capable de leur procurer toutes les fonctionnalités et ressources nécessaires depuis une seule interface.
Ce genre de paramètre peut influencer le choix d’une solution LCB appropriée et peser sur la décision d’un établissement de travailler avec tel ou tel fournisseur. Les start-ups doivent également tenir compte de l’évolutivité d’un logiciel. En effet, dans la mesure où les volumes à traiter et les fonctionnalités nécessaires auront probablement évolué dans les 12 à 24 mois, leur logiciel LCB doit pouvoir s’aligner sur leur feuille de route produits.
9. Demander une présentation et solliciter une période d’évaluation
Arrêter son choix sur une solution logicielle spécifique peut s’avérer particulièrement productif si les relations entre le fournisseur et l’établissement financier se renforcent dans la durée et permettent d’optimiser et de personnaliser ensemble la solution LCB à partir des retours notamment sur les performances. A contrario, faire le mauvais choix peut avoir de graves conséquences, en particulier pour un établissement qui lance son activité et qui n’a pas les moyens de passer une partie non négligeable de son budget par pertes et profits. Une présentation et/ou une période d’évaluation sont donc bienvenues pour rassurer une start-up et lui permettre de s’assurer qu’un logiciel répond bien à ses attentes et besoins.
Logiciel de conformité LCB gratuit pour les start-ups
Pour les start-ups qui ne sont pas encore clients chez nous, notre programme ComplyLaunch leur permet d’accéder gratuitement au logiciel de conformité à la fois fiable et efficace de ComplyAdvantage qui est reconnu comme un leader du marché par G2 pour le sixième trimestre consécutif.
Grâce à ComplyLaunch, les nouveaux venus sur le marché financier peuvent allier croissance de leur activité et obligations de conformité tout en maîtrisant leurs coûts grâce à des fonctionnalités comme :
- Un accès à des données primées : Le filtrage des clients s’opère par rapport à nos listes propriétaires de sanctions, de surveillance, de PPE et de RCA et à des données sur la couverture médiatique négative. Toutes ces listes sont actualisées quasiment en temps réel.
- Une surveillance des risques automatisée et opérationnelle 24/7 : L’activité de votre start-up est protégée au moyen d’alertes déclenchées via un appel API unique dans le cadre d’une surveillance continue, dès que le statut de risque évolue.
- Une intégration fondée sur des API avec un support permanent : Dotées d’une interface utilisateur ou d’une API configurable, les solutions Cloud s’intègrent en toute transparence aux flux de travail existants.
Publié initialement 19 septembre 2025, mis à jour 19 septembre 2025
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