Des montants record sont mis à la disposition des entreprises en raison de la crise pandémique de COVID-19. Les États-Unis ont mis en place un plan de sauvetage d’un montant de 2000 milliards de dollars pour les particuliers et les entreprises, l’Allemagne a déjà commencé à distribuer un fonds de 500 milliards d’euros et la Chine a réservé 300 milliards de yuans. Les détails des plans eux-mêmes ne sont toutefois pas la principale préoccupation des responsables de la conformité. Ce qui importe, c’est de s’assurer que cet argent n’est distribué qu’à des entreprises légitimes.

Criminalité financière liée au COVID-19

Nous avons déjà commenté le taux croissant d’escroquerie et de criminalité financière liées au COVID-19. Mais les petites et moyennes entreprises (PME), qui représentent une menace réelle pour les établissements financiers, sont aussi des cibles vulnérables pour la criminalité financière au sens large.

Monter une entreprise sur le papier ou en sortir une d’un tiroir est un exercice simple pour tout blanchisseur de capitaux ayant quelques compétences. Il est donc primordial de s’assurer que les contrôles effectués sur les entreprises sont à la fois précis et approfondis. Malheureusement, les prêteurs engagés dans ces transactions sont confrontés à des niveaux de sollicitation inédits.

La pression est immense pour que ces prêts soient traités le plus rapidement possible. De nombreuses PME ne sont pas en mesure de générer des revenus et sont au bord de la faillite. Cette situation représente une perte de revenus pour un prêteur, mais personne ne veut endosser les dommages réputationnels en cas de faillite d’une entreprise. Surtout en cette période de crise. Il faudrait peu de choses pour que des articles de presse écornent l’image d’un prêteur, l’accusant d’être responsable de la faillite d’une PME.

Si les prêteurs ont tant de mal à gérer le volume et l’afflux de nouveaux clients, c’est en partie à cause des contrôles KYB qui, d’une part, prennent un temps fou et, d’autre part, coûtent cher. Chaque minute qu’un responsable de la conformité passe à rechercher dans un moteur de recherche l’historique d’une entreprise est une minute qu’il aurait pu employer autrement.

Les solutions chargées de détecter la couverture médiatique négative permettent de réduire les informations parasites générées par les moteurs de recherche et de fournir des profils contenant des informations exploitables pour que les responsables de la conformité puissent traiter les demandes et approuver ou refuser de nouveaux clients rapidement. Les clients obtiennent plus vite l’argent sollicité et les prêteurs peuvent les intégrer en ayant l’assurance de ne soutenir aucune activité criminelle à caractère financier.

L’embauche de personnel supplémentaire peut sembler être une solution pour superviser l’important volume de transactions actuelles. Mais, dans ce contexte, il va être difficile de trouver, de recruter, de former et d’intégrer de nouveaux collaborateurs. Sachant que la vraie question n’est pas de savoir combien de personnes sont opérationnelles, mais plutôt combien elles sont productives. Avec une solution automatisée, vous avez la garantie d’une supervision toujours au maximum de sa capacité. Et comme il n’y a aucune fatigue humaine à craindre, les responsables de la conformité peuvent confier sans risque l’analyse des données à un outil pour se concentrer sur le précieux travail de discernement qui reste l’apanage de l’humain.

Combler l’écart

Alors que de nombreux établissements financiers se concentrent sur la gestion de l’afflux de nouveaux clients et sur la supervision des transactions associée, la criminalité financière liée au COVID-19 pose d’autres problèmes de conformité.

En effet, les blanchisseurs de capitaux changent constamment leur façon de transférer de l’argent en s’adaptant au jour le jour et aussi aux comportements des personnes respectueuses de la loi. L’argent circule différemment dans le contexte de la pandémie. Et les diverses procédures de confinement et de quarantaine mises en place rendent actuellement impossibles les opérations bancaires en personne dans la plupart des pays du monde. Pour des marchés tels que Singapour, l’Inde et le Royaume-Uni qui ont adopté l’e-KYC (connaissance des clients à distance), ce n’est pas un problème. Mais tous les établissements financiers ne sont pas encore à niveau.

Et même si ces établissements mettent tout en œuvre pour remédier à la situation, et ce grâce à une vie quotidienne qui sera toujours plus placée sous le sceau du numérique, et même s’ils parviennent à redresser la barre, des criminels financiers expérimentés sauront toujours profiter de la situation, souvent avec l’aide d’initiés. N’oublions pas que 43% des escroqueries de plus de 100 millions de dollars commises l’an dernier aux États-Unis ont été commises avec la complicité d’initiés. Si ces établissements financiers avaient eu recours à une traçabilité efficace pour faire leur travail, il est probable que ce volume aurait largement diminué.

Les responsables de la conformité ne peuvent pas se laisser distraire par l’afflux de nouveaux clients. Leur dégager du temps en les libérant des tâches administratives fait partie des décisions les plus raisonnables et efficaces qu’un établissement financier puisse prendre à l’heure actuelle. Ces mêmes responsables chargés de la conformité doivent pouvoir se concentrer sur les comportements financiers criminels cachés de tous. Mais la criminalité financière liée au COVID-19 ne se limite pas à l’escroquerie. Elle peut également sévir sous la forme d’achats suspects de fournitures et de matériels médicaux ou bien de transferts d’argent justifiés par des frais de déplacement de dernière minute pour rentrer chez soi.

Il s’agit là de risques potentiels mais aussi d’explications potentiellement valables. C’est en réalisant ce travail d’enquête que les responsables de la conformité donneront le meilleur d’eux-mêmes et qu’ils pourront épargner à votre entreprise des dommages réputationnels et des amendes colossales. C’est en confiant à des outils de vérification de la conformité le défrichage de l’important volume de demandes de prêt faites par les PME et le suivi des transactions que vos responsables de la conformité pourront effectuer le précieux travail humain qu’aucune solution automatisée actuelle ne pourra jamais faire.

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