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fatf blacklists and greylists

Qu'est-ce que les listes grise et noire du GAFI ?

Le Groupe d’action financière (GAFI) est un organisme intergouvernemental qui supervise les tendances mondiales en matière de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme. Il collabore avec ses États membres et les organisations régionales pour élaborer un cadre juridique, réglementaire et opérationnel permettant de lutter contre ces menaces. Dans le cadre de ses efforts, le GAFI gère une liste noire, officiellement connue sous le nom de juridictions à haut risque faisant l’objet d’un appel à l’action, et une liste grise. La liste grise intègre les pays qui se sont engagés à résoudre les lacunes stratégiques de leur politique en matière de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme (LCB-FT). Compte tenu du risque réglementaire potentiel en lien avec les pays qui ne respectent pas les normes internationales de conformité, les établissements financiers doivent connaître les pays figurant sur les listes noires et grises du GAFI et savoir ce qu’implique cette désignation.

Qu’est-ce que la liste noire du GAFI ?

Parfois appelée liste noire de l’OCDE, la liste noire du GAFI est une liste de pays que l’organisation intergouvernementale considère comme ne coopérant pas à l’effort mondial de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.  En publiant cette liste, le GAFI espère encourager les pays à améliorer leurs régimes réglementaires et à établir un ensemble mondial de normes et de standards en matière de LCB-FT. Les pays figurant sur la liste noire feront probablement l’objet de sanctions économiques et d’autres mesures d’interdiction de la part des États membres du GAFI et des organisations internationales.

Document vivant, la liste noire est régulièrement publiée et mise à jour à l’occasion de rapports officiels du GAFI.  Des pays y sont ajoutés puis retirés lorsque leur régime LCB-FT s’adapte pour répondre aux normes pertinentes du GAFI.  La première liste noire du GAFI publiée en 2000 comportait quinze pays. Depuis lors, cette liste a été publiée une fois par an, voire tous les six mois, dans le cadre des déclarations, comptes rendus et rapports officiels du GAFI.

En juin 2026, la liste noire du GAFI comprend les pays suivants :

  • La Corée du Nord
  • L’Iran
  • La Birmanie

Le GAFI cite des lacunes importantes dans le régime LCB-FT des pays inscrits sur sa liste noire et suggère aux autres pays de faire preuve d’une extrême prudence lorsqu’ils traitent avec des entreprises implantées dans ces juridictions. Le GAFI a appelé ses États membres à « appliquer des contre-mesures efficaces » dans leurs relations commerciales avec la Corée du Nord et l’Iran, tout en demandant aux États d’appliquer des mesures de vigilance renforcée (MVR) proportionnelles aux risques à l’égard de la Birmanie.

Bien qu’il n’ait pas directement de pouvoirs d’enquête, le GAFI surveille de près les régimes LCB-FT au niveau international afin d’actualiser en continu sa liste noire.  Certains observateurs ont critiqué l’utilisation du terme « non coopératifs » en référence aux pays figurant sur la liste noire, soulignant que certains d’entre eux, plutôt que d’agir au mépris des bonnes pratiques internationales, ne disposent tout simplement pas de l’infrastructure réglementaire ou des ressources nécessaires pour appliquer les normes LCB-FT édictées par le GAFI.

Qu’est-ce que la liste grise du GAFI ?

Officiellement appelée Juridictions soumises à une surveillance renforcée, la liste grise du GAFI comprend des pays dont les régimes LCB-FT présentent des lacunes. Tout comme la liste noire, la liste grise a été créée en 2000 et fait l’objet d’une actualisation régulière. Les pays placés sur la liste grise font l’objet d’une surveillance accrue et doivent travailler avec le GAFI à l’amélioration de leur régime LCB-FT.

Pour ce faire, le GAFI les évalue directement ou fait appel à des organismes régionaux de type GAFI (ORTG) qui rendent compte de leurs progrès en termes LCB-FT. Bien que le classement sur la liste grise ne soit pas aussi négatif que celui sur la liste noire, les pays figurant sur cette liste peuvent toujours faire l’objet de sanctions économiques de la part d’institutions telles que le FMI et la Banque mondiale et subir des effets négatifs sur leur commerce.

La liste grise est régulièrement actualisée et de nouveaux pays sont ajoutés tandis que d’autres sont retirés une fois leur plan d’action achevé. En juin 2026, la liste grise du GAFI comprenait les pays suivants :

  • L’Angola
  • La Bolivie
  • La Bosnie-Herzégovine
  • La Bulgarie
  • Le Cameroun
  • La Côte d’Ivoire
  • La République démocratique du Congo
  • Haïti
  • Les îles Vierges britanniques
  • L’Irak
  • Le Kenya
  • Le Koweït
  • Le Laos
  • Le Liban
  • Monaco
  • Le Népal
  • La Papouasie-Nouvelle-Guinée
  • Le Soudan du Sud
  • La Syrie
  • Le Venezuela
  • Le Vietnam
  • Le Yémen
Guide sur la liste grise du GAFI par ComplyAdvantage

Guide sur la liste grise du GAFI

Notre guide aide les entreprises à comprendre l'importance de la liste grise, explique les critères d'évaluation du GAFI, et présente un plan d'action stratégique en cas d'inscription sur cette liste.

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Ajouts récents aux listes grise et noire du GAFI

Le GAFI examine en permanence les performances de ses États membres en matière de LCB-FT pour évaluer leur alignement sur ses recommandations réglementaires. Le GAFI a récemment ajouté les pays suivants à sa liste grise :

L’Angola : Après l’adoption de son rapport d’évaluation mutuelle en juin 2023, l’Angola a progressé sur certaines de ses actions recommandées. Cependant, le GAFI a depuis identifié des lacunes dans le régime LCB/FT du pays. Parmi ces lacunes figurent une compréhension insuffisante des risques de BC-FT, un manque de surveillance des entités non financières, un faible taux de poursuites pour les infractions liées au blanchiment et au financement du terrorisme, ainsi que des retards dans l’application des sanctions. En conséquence, l’Angola a été inscrit sur la liste grise du GAFI en octobre 2024.

La Bolivie : Depuis son dernier rapport d’évaluation mutuelle (REM) de 2023, la Bolivie a accompli certains progrès sur ses actions recommandées, notamment en améliorant sa compréhension des risques de BC-FT, en renforçant ses réseaux de renseignement financier et en accroissant sa capacité à enquêter sur le financement du terrorisme. Cependant, ces avancées n’ont pas suffi à éviter son inscription sur la liste grise en juin 2025. La Bolivie travaillera désormais avec le GAFI pour mettre en place une supervision fondée sur les risques des entreprises et professions non financières désignées (EPNFD), veiller à ce que les informations sur les bénéficiaires effectifs soient exactes et à jour, et accroître les enquêtes et les poursuites en matière de blanchiment de capitaux.

La Bosnie-Herzégovine : La Bosnie-Herzégovine a été ajoutée à la liste grise en juin 2026 à la suite de l’évaluation mutuelle du MONEYVAL du Conseil de l’Europe, publiée en décembre 2024, qui a identifié des lacunes stratégiques dans son régime. Le pays a pris un engagement politique de haut niveau en faveur d’un plan d’action axé sur l’approfondissement de sa compréhension des risques de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme, le renforcement de la supervision des EPNFD, l’application de sanctions proportionnées et dissuasives, et la disponibilité en temps utile d’informations exactes et à jour sur les bénéficiaires effectifs. Il est également attendu du pays qu’il intensifie les enquêtes et les poursuites en matière de blanchiment de capitaux et qu’il traite de manière plus proactive les affaires de financement du terrorisme. L’absence d’un registre des bénéficiaires effectifs complet et opérationnel constitue une préoccupation récurrente, limitant la transparence sur les entités juridiques dans les secteurs à haut risque.

La Côte d’Ivoire : En octobre 2024, la Côte d’Ivoire a rejoint la liste grise du GAFI, malgré des avancées notables suite aux recommandations de son rapport d’évaluation mutuelle de juin 2023, notamment le renforcement de son dispositif juridique en matière de LCB/FT. Le pays s’engage à poursuivre sa collaboration avec le GAFI pour mettre en œuvre son plan d’action. Celui-ci vise principalement à accroître les poursuites judiciaires liées au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme, à consolider le régime de sanctions, et à améliorer ses procédures de vérification des bénéficiaires effectifs.

L’Irak : L’Irak est revenu sous surveillance renforcée en juin 2026, après avoir déjà été soumis à la surveillance du GAFI de 2013 à 2018. Avec une population d’environ 48 millions d’habitants, il figure parmi les juridictions les plus importantes ajoutées à la liste ces dernières années. En annonçant cette décision, la présidente du GAFI, Elisa de Anda Madrazo, a souligné les risques associés à l’économie très axée sur les espèces de l’Irak et la nécessité pour le pays de renforcer les enquêtes en matière de blanchiment de capitaux, d’augmenter les poursuites et de faire davantage usage du renseignement financier. L’Irak a pris un engagement politique de haut niveau pour travailler avec le GAFI et son organisme régional de type GAFI, le MENAFATF, afin de remédier à ces lacunes dans les délais convenus.

Le Koweït : Après sa première radiation de la liste en 2015, le Koweït a de nouveau été inscrit sur la liste grise en février 2026 à la suite du REM de 2024 du pays. Des lacunes critiques ont été identifiées dans son dispositif LCB-FT, notamment une compréhension insuffisante des risques de financement du terrorisme et un manque d’enquêtes sur des affaires complexes de blanchiment de capitaux. Le pays est également chargé d’améliorer la mise en œuvre des sanctions financières ciblées afin de garantir le gel rapide des avoirs liés au terrorisme. Le Koweït s’est engagé à travailler avec le GAFI et le Groupe d’action financière du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENAFATF) pour remédier à ces lacunes stratégiques.

Le Laos : Malgré les efforts du Laos pour répondre aux recommandations de son REM de 2023 — notamment le renforcement des ressources de la cellule de renseignement financier (CRF) et la suppression des actions au porteur — le GAFI a relevé des défis majeurs persistants dans l’évaluation des risques du pays, la surveillance réglementaire et l’application effective des lois. Par conséquent, le GAFI a inscrit le Laos sur la liste grise en février 2025 et identifié les priorités d’amélioration suivantes :

  • Renforcer la supervision fondée sur les risques des secteurs à haut risque, en particulier les casinos et les zones économiques spéciales (ZES).
  • Améliorer la diffusion des renseignements financiers aux autorités compétentes.
  • Intensifier les enquêtes et les poursuites en matière de blanchiment de capitaux, notamment pour les crimes financiers transnationaux.

Le Liban : Le GAFI a placé le Liban sur la liste grise en octobre 2024, les évaluations des risques LCB/FT du pays, son approche du recouvrement des avoirs et les informations à jour sur les bénéficiaires effectifs étant tous cités comme des domaines à améliorer. Néanmoins, compte tenu des défis sociaux, économiques et sécuritaires auxquels le Liban fait face depuis l’invasion israélienne d’octobre 2024, le GAFI n’a pas préconisé l’application de mesures de vigilance renforcée (MVR) ni de contre-mesures à l’encontre du pays.

Monaco : Monaco, qui a la plus grande concentration de millionnaires et de milliardaires au monde, a été ajouté à la liste grise en juin 2024 en raison de progrès insuffisants dans la lutte contre les flux financiers illicites. Cette décision fait suite à un examen par MONEYVAL en janvier 2023 qui a révélé que, bien que Monaco ait fait certains progrès dans l’identification des menaces de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme, il restait d’importantes lacunes dans ses capacités d’enquête et de poursuite.

Le Népal : Bien que le Népal ait apporté des modifications législatives en 2024 pour s’aligner sur les normes du GAFI, le pays a rencontré des difficultés dans la mise en œuvre et l’application, en particulier en ce qui concerne la surveillance du secteur financier, l’efficacité des poursuites et la conformité réglementaire. Le Groupe Asie/Pacifique sur le blanchiment de capitaux (GAP) avait précédemment signalé la lenteur de la réponse du Népal aux recommandations clés de son rapport d’évaluation mutuelle (REM) de 2022, qui soulignait les lacunes persistantes dans la surveillance des secteurs à haut risque et l’application des lois sur les crimes financiers. Ces insuffisances, associées aux défis historiques du Népal en matière de maintien de la transparence financière, ont conduit le GAFI à placer le pays sous surveillance renforcée.

La Papouasie-Nouvelle-Guinée : La Papouasie-Nouvelle-Guinée a été ajoutée à la liste grise en février 2026, une décennie après son retrait en 2016. Bien que le pays ait apporté des améliorations techniques à la suite de son premier classement en 2014, son évaluation mutuelle de 2024 a révélé des défaillances systémiques importantes en matière de LCB-FT. Le GAFI a identifié des lacunes significatives dans les poursuites pénales pour blanchiment de capitaux et dans la supervision des secteurs à haut risque, notamment les EPNFD. La Papouasie-Nouvelle-Guinée devra démontrer un bilan avéré en matière d’application des lois, approfondir sa compréhension des risques de blanchiment de capitaux et améliorer l’efficacité de sa cellule de renseignement financier.

Le Venezuela : Début 2022, une équipe d’évaluation a visité le Venezuela pour préparer le MER du pays. L’équipe a soulevé des préoccupations concernant les risques de blanchiment d’argent associés à la grande économie informelle du pays, qui comprend l’exploitation minière illégale. Ils ont également souligné les menaces de financement du terrorisme liées à l’alliance économique étroite entre Caracas et Téhéran. En conséquence, le Venezuela a été ajouté à la liste grise en juin 2024.

Les Îles Vierges britanniques : En juin 2025, le GAFI a chargé les Îles Vierges britanniques de renforcer la supervision fondée sur les risques des sociétés d’investissement, des prestataires de services sur actifs virtuels (PSAV) et des prestataires de services aux fiducies ou sociétés (PSTS), de garantir la disponibilité des informations sur les bénéficiaires effectifs pour les autorités compétentes, et de poursuivre systématiquement les enquêtes en matière de blanchiment de capitaux, entre autres mesures. La juridiction a toutefois réalisé certains progrès depuis son rapport d’évaluation mutuelle (REM) le plus récent, notamment en augmentant les demandes de coopération internationale et en évaluant les risques de son secteur à but non lucratif.

Retraits récents des listes grise et noire du GAFI

Tout comme des pays sont régulièrement ajoutés aux listes noire et grise, les pays qui font des avancées dans la résolution de leurs lacunes en matière de LCB-FT sont retirés. Dans cet esprit, le GAFI a récemment retiré les pays suivants de la liste grise.

L’Algérie : L’Algérie a été inscrite sur la liste grise en octobre 2024, à la suite de son évaluation mutuelle qui avait identifié des lacunes dans la supervision fondée sur les risques, la transparence des bénéficiaires effectifs, et l’enquête et la poursuite du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme. À la suite d’une visite sur place concluante, le GAFI l’a retirée de la liste en juin 2026, reconnaissant les progrès accomplis dans le cadre de ce plan d’action. L’Algérie a renforcé la supervision fondée sur les risques, amélioré la transparence des bénéficiaires effectifs des entreprises, et renforcé la mise en œuvre des sanctions financières ciblées, ainsi que la supervision de ses systèmes bancaire, douanier et fiscal et le contrôle des flux financiers transfrontaliers. Elle continuera à travailler avec son organisme régional de type GAFI (ORTG), le MENAFATF, pour pérenniser ces améliorations.

Le Burkina Faso : Après quatre ans sur la liste grise, le Burkina Faso en a été retiré en octobre 2025. En annonçant cette décision, le GAFI a salué les progrès du pays avec des mesures telles que le renforcement de la supervision fondée sur les risques des institutions financières et des EPNFD, le maintien d’informations à jour sur les bénéficiaires effectifs, la mise en œuvre de régimes de sanctions financières ciblées, et l’amélioration de la capacité des forces de l’ordre à lutter contre le financement du terrorisme.

La Namibie : La Namibie a été inscrite sur la liste grise en février 2024, après que le GAFI a identifié 13 lacunes stratégiques dans son dispositif LCB-FT et de lutte contre le financement de la prolifération, avec un plan d’action devant être achevé d’ici mai 2026. Le pays a remédié à la quasi-totalité de ces points avant l’échéance, ouvrant la voie à une évaluation sur place et à son retrait en juin 2026. Le GAFI a mis en avant le renforcement de la supervision fondée sur les risques dans les secteurs financier et non financier, ainsi qu’une augmentation des enquêtes et des poursuites dans des affaires de blanchiment de capitaux complexes et de grande envergure. La Namibie continuera à travailler avec son ORTG, l’ESAAMLG.

Le Nigeria : En octobre 2025, le Nigeria a également obtenu son retrait, après avoir passé plus de deux ans sur la liste grise. Parmi les mesures prises figuraient : la réalisation d’une évaluation complète des risques de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme et la mise à jour de sa stratégie nationale LBC/FT, le renforcement des mesures pour les secteurs d’activité à haut risque, l’amélioration de la coopération internationale sur les menaces de criminalité financière, la réalisation de davantage d’enquêtes et de poursuites pour infractions, et le renforcement de sa surveillance des organisations à but non lucratif exposées aux menaces de financement du terrorisme sans perturber les activités légitimes.

L’Afrique du Sud : Ajoutée à la liste grise en février 2023, l’Afrique du Sud avait accompli suffisamment de progrès en octobre 2025 pour assurer son retrait de cette liste. Dans son annonce, le GAFI a souligné les mesures spécifiques prises par cette juridiction, telles que l’amélioration de la supervision fondée sur les risques des EPNFD, la garantie de l’accès des autorités aux informations sur les bénéficiaires effectifs et la sanction des violations des obligations de déclaration des bénéficiaires effectifs, la mise à jour de son évaluation des risques de financement du terrorisme, et la démonstration d’une augmentation des enquêtes sur des affaires complexes de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme en accord avec son profil de risque.

Les Philippines : La décision de retirer les Philippines de la liste grise intervient après quatre années de collaboration étroite avec le GAFI pour corriger les lacunes stratégiques de son cadre réglementaire financier. Le GAFI a salué les avancées majeures des Philippines dans le renforcement de ses mesures législatives, notamment par la modification de la loi anti-blanchiment d’argent (AMLA) en 2021 et l’obligation faite aux agences concernées de participer aux évaluations nationales des risques de blanchiment et de financement du terrorisme en octobre 2023. Suite à une évaluation sur place confirmant l’application effective de ces réformes, le pays a été retiré de la liste.

Filtrage et supervision des listes grise et noire

Étant donné le risque accru de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme que présentent les pays inscrits sur la liste noire et la liste grise, la plupart des autorités financières exigent des établissements qu’ils mettent en place une protection LCB-FT adaptée et fondée sur le risque pour atténuer cette menace.

Par conséquent, les établissements doivent vérifier si leurs clients figurent sur la liste noire et la liste grise du GAFI lors de leur entrée en relation d’affaires et tout au long de leur relation et superviser leurs transactions de manière continue. Pour opérer un filtrage précis, les établissements doivent s’assurer que les mesures prises dans le cadre de leur obligation de vigilance raisonnable permettent de vérifier si le client réside dans ou fait des affaires avec des pays inscrits sur ces deux listes. Ils doivent également vérifier que leur logiciel de supervision des transactions permet d’examiner le volume, la fréquence et les caractéristiques des transactions impliquant des pays à haut risque afin d’établir une éventuelle activité criminelle, dont le blanchiment d’argent.

S’ils détectent une activité suspecte, les établissements doivent communiquer une déclaration d’activité suspecte (SAR) aux autorités financières compétentes afin que des mesures coercitives puissent être prises.

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Publié initialement 21 mars 2023, mis à jour 30 juin 2026

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