La conformité est une obligation constante, quel que soit l’état de l’économie. De nombreux experts et politiciens suggèrent que la reprise économique de COVID-19 pourrait être plus lente qu’on ne l’espère. Selon OCDE,  « la France devrait subir une récession très brutale en 2020, avec une chute de son PIB comprise entre 11.4% et 14.1% » (Le Monde). Ce ralentissement économique n’a fâcheusement pas ralenti les activités criminelles. Les institutions financières doivent s’adapter à cet environnement hostile et continuer de maintenir leurs obligations de conformité.

Un environnement instable

Aux États-Unis, 40 millions de personnes sont au chômage et ce nombre ne cesse d’augmenter. Au Royaume-Uni, 2,1 millions de personnes sont au chômage et les conséquences économiques commencent à se ressentir. A l’inverse, l’Asie Pacifique semble bien mieux gérer le COVID-19 que le reste du monde, Singapour en particulier, bien que le pays ait connu la plus forte hausse du nombre de personnes au chômage depuis le SRAS. Malgré cela, de nombreux pays de l’Asie Pacifique sembles bien se porter sur le plan économique. Malheureusement, le reste du monde n’a pas cette chance, et comme l’a montré le dernier krach financier mondial, là où va l’économie américaine, le monde suivra.

Perspectives des entreprises dans un marché baissier

Un marché baissier est simplement une période de baisse prolongée des prix des actions, alors que le marché s’effondre progressivement. L’effet prolongé de COVID-19 sur l’économie a donné à beaucoup de gens la raison de croire que la reprise économique sera lente et, jusqu’à présent, cela a été confirmé par les autorités de plusieurs pays.

Cette récession prévue devrait se dérouler de manière très différente de celle de 2007. Les gouvernements ont épuisé une grande partie de leurs réserves de liquidités simplement en soutenant l’économie au cours des derniers mois et il n’y aura pas de place pour verser des renflouer les entreprises trop grandes pour faire faillite.

Ce ne sont pas les institutions financières qui ont le plus souffert de la crise. Ce sont les entreprises et les gouvernements qui ont souffert. Les IF peuvent faire preuve d’une réelle force en agissant rapidement pour empêcher les entreprises de sombrer et pour soutenir l’économie. C’est ce qui se produit déjà grâce au processus de distribution de divers fonds gouvernementaux par le biais de différents dispositifs tels que les PPP et les CBILS.

Ces dispositifs aident actuellement les institutions financières à établir des relations solides avec leurs clients et, grâce à des mesures d’intégration efficaces, certaines institutions financières ont mieux réussi dans ce domaine que d’autres qui ont fait preuve d’un zèle excessif et ont fonctionné au-delà de leurs capacités.

Ceux qui ont réussi à agir rapidement et à accorder des prêts sans donner de faux espoirs aux clients sont sûrs d’avoir gagné beaucoup de crédit social et de fidélité. Ceux qui n’ont pas réussi à le faire peuvent se retrouver à la merci d’une grande colère publique et gouvernementale.

Comment les institutions financières peuvent-elles gagner grâce à la conformité ?

Il existe deux domaines clés de réussite pour les institutions financières face à un marché en baisse imminente. La première est de se préparer à la multitude de réglementations qui ne manqueront pas de survenir. La crise financière mondiale a vu les institutions financières être frappées par une multitude de réglementations jusqu’à ce que, disons, elles soient toujours en vigueur.

Mais le fardeau réglementaire risque de s’alourdir maintenant que les entreprises se sont révélées trop efficaces plutôt que résistantes.

Les IF peuvent réussir dans cette situation et se préparer à un marché baissier. Les mesures IDV et eKYC sont fortement soutenues par les régulateurs du monde entier (et l’ont été pendant des années par le GAFI) ; avec la mise en place d’une distanciation sociale et un environnement social tumultueux, il est probable que ceux qui sont capables de tirer parti de cette technologie pourront embarquer et servir les clients beaucoup plus rapidement. Tout ce qui peut permettre à vos clients d’interagir avec vous à distance est positif à l’heure actuelle.

Améliorer la fonctionnalité de conformité

Quel que soit l’état de l’économie, l’argent continuera à circuler, sous forme de dette, d’intérêts ou de crédit, mais les achats se feront toujours. Il est également possible que des formes de paiement plus risquées soient effectuées.

Nous avons déjà expliqué que les opérations de passeurs d’argent et de « cuckooing » sont plus probables que jamais. Surtout maintenant que tous les emplois créés depuis la dernière récession ont été anéantis dans certains pays.

Charles Delingpole, fondateur et PDG chez ComplyAdvantage, éditeur de solutions spécialisé dans le filtrage et la surveillance des entités et des transactions à haut risque, suggère que ces comportements peuvent être plus facilement identifiés grâce à la mise en œuvre complète d’un système flexible de surveillance des transactions, avec un ensemble de règles en place qui permet d’identifier de tels comportements dans une économie à la baisse.

En cette période de préparation à une économie en récession qui devrait connaître une lente reprise, c’est le moment idéal pour s’assurer que vos fonctions de conformité sont capables de supporter la nouvelle charge qui va s’abattre sur le système financier.

La conformité est un must pour les IF, elle ne peut jamais être un luxe. Mais cela ne signifie pas qu’elle doit être conçue ou mise en œuvre d’une manière qui ait un impact négatif sur votre entreprise.

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